Le jugement : le début de l'angoisse.

En finir avec l'anxiété - Chapitre #3

Bon dimanche tout le monde ! 👋🏼 Je suis de retour de vacances et donc c’est le retour de cette newsletter dans laquelle je vous partage 1 extrait de mon futur livre par semaine 🙏🏼

⚠️ D’ailleurs pour ceux qui ont l’application TikTok je fais un live aujourd’hui à 18:30 heure française, hâte de vous voir 😉

Le chapitre d’aujourd’hui est consacré au phénomène cognitif qui précède et provoque les mécanismes quotidiens qui alimentent ton anxiété, le jugement.

Le Jugement :

Pour qu’il y ait anxiété, il faut qu’il y ait jugement d’une PES (= pensée, émotion ou sensation).

Donc sans jugement, l’anxiété est tout simplement impossible.

Il est primordial de comprendre que ce jugement que tu appliques à la PES est le premier « wagon » d’un train de pensées anxieuses.

Concrètement, ce qui se passe dans ton esprit à ce moment-là :

  1. Une PES inconfortable surgit.

  2. Tu ressens l’inconfort intrinsèque à celle-ci.

  3. Puis tu rajoutes à cet inconfort un autre inconfort qui est le jugement du premier inconfort. En général, en associant la PES à une pathologie physique ou mentale.

  4. Ce jugement amplifie la souffrance ; et si cette double souffrance dépasse un certain seuil, alors une intention s’installe au centre de ta psyché : l’envie de faire partir cette PES le plus rapidement possible.

  5. Et dans cette intention-là, tu déclenches une recherche de contrôle, une recherche de réassurance et/ou une recherche de certitude (ce que j’appelle les CCR).

Pourquoi fais-tu cela ? Car trouver un CCR permet de masquer - parfois complètement, parfois partiellement, mais parfois pas du tout - une PES inconfortable au court terme.

Cependant dans tous les cas, comme on l’a vu avant, tu alimentes ton trouble anxieux au long terme.

Comment ?

  1. En augmentant le degré d’importance du sujet d’angoisse, c’est-à-dire la fréquence à laquelle tu vas penser à cette angoisse.

  2. Et en augmentant le poids émotionnel de ce sujet d’angoisse c’est-à-dire l’intensité émotionnelle que tu vas ressentir quand tu y penses.

En conclusion, la première étape est tout simplement d’observer le jugement que tu es tenté.e d’avoir envers la PES lorsque celle-ci surgit.

Et comme tout phénomène cognitif non voulu, c’est en résistant aux compulsions de le solutionner ou de le valider et en s'entraînant à simplement l’observer malgré l’inconfort de la dissonance cognitive que l’on permet à notre inconscient de faire disparaître ce phénomène de jugement de nos pensées, émotions et sensations.

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