Bloqueur de guérison : Le déni

Chapitre #12

Dans la plupart des cas, l’arrêt complet des CCRs suffit pour guérir d’un trouble anxieux.

Cependant il est possible qu’une personne se retrouve bloquée avec une « anxiété d’inconfort », une anxiété pas assez intense pour provoquer une souffrance mais quand même assez présente pour empêcher une sérénité complète.

Le coupable est alors le déni émotionnel :

Après avoir arrêté de réagir à l’angoisse, il faut arrêter d’être en déni de l’angoisse.

Le déni résulte d’une interdiction, il génère une malhonnêteté intellectuelle qui accumule l’anxiété quand elle surgit plutôt que de la laisser se dissiper.

Le trouble anxieux n’est pas « la maladie qui cause des crises d’angoisse », c’est la maladie de l’interdiction de l’angoisse.

La maladie du traitement différent de l’angoisse par rapport aux autres émotions.

Tu ne guériras jamais de l’angoisse tant que tu feras le lien : Je suis anxieux → J’ai un trouble anxieux.

Car tu continueras de traiter l’angoisse différemment des autres émotions car tu t’interdiras cette émotion contrairement aux autres.

Quand on s’interdit une émotion, on se psychiatrise quand on la ressent.

Tu peux matérialiser cette interdiction de 2 façons différentes :

  • La réaction : Les CCRs.

  • Le dénis : « Je ne suis pas anxieux, je suis guéri maintenant » (alors que tu as du cortisol dans l’organisme).

Pour être complètement guéri de l’anxiété il faut s’accorder la pleine autorisation de pouvoir être anxieux. Pour pouvoir faire ça il faut lâcher prise de l’idée qu’être anxieux = avoir un trouble anxieux, peu importe la raison.

Aparté : Pourquoi on fait ce lien ?

Une des choses que je reproche le plus à certains acteurs du paysage thérapeutique actuel est de répandre cette notion arbitraire « On ne guérit jamais vraiment d’un trouble anxieux, on apprend à vivre avec » ou « Tu es anxieux maintenant, tu le seras toute ta vie ». Une affirmation basée sur une absence totale de preuve, s’écartant complètement du raisonnement scientifique qu’un praticien médical a comme devoir d’avoir.

Ce genre d’affirmation, qui est en fait un amalgame entre l’état émotionnel passager anxieux et le trouble pathologique d’anxiété, cumulé à la souffrance des anxieux, crée la situation parfaite pour encourager un déni chez l’individu en guérison.

« Je ne veux pas qu’ils aient raison, donc je dois leur prouver et me prouver que je suis guéri en n’étant plus du tout anxieux » en résulte donc une forte motivation pour arrêter de réagir à l’angoisse certes, mais aussi une interdiction de ressentir l’émotion de l’anxiété et de manifester cette interdiction par le déni de l’émotion.

Conclusion:

Pour pouvoir guérir complètement tu dois pouvoir être capable d’être honnête envers toi-même émotionnellement « Tiens là je suis anxieux » et donc arrêter de te placer cette pression et ce dénis « Je ne suis pas anxieux car si j’étais anxieux ça voudrait dire que j’ai encore mon trouble anxieux ».

Plus concrètement, tu dois supprimer cette habitude de déni en travaillant sur ces deux points :

  • Te désintéresser de cet objectif de te prouver à toi-même ou aux autres que tu es « guéri ».

  • Te rappeler la vraie définition de la guérison qui n’est pas la disparition totale de l’émotion de l’anxiété mais au contraire la récupération de la capacité de pouvoir la ressentir comme n’importe quelle autre émotion. Et ce qui t’empêche de faire ça, c’est l’interdiction que tu brandis dès que du cortisol est sécrété dans ton organisme. Entraîne-toi à la mettre au même niveau que toutes les autres émotions, sans la psychiatriser.

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